jeudi 16 juillet 2009
Le jour est arrivé pour dire " Au revoir " au Japon. On s'y prépare depuis quelques temps déjà...
Dans quelques heures, on décollera avec tous nos souvenirs vers de nouvelles aventures...( oui, on applaudira à l'atterrissage !)
Merci à toutes et à tous d'avoir lu mon blog, d'avoir suivi les grandes lignes de notre vie au pays du soleil levant. Je ne sais pas encore quelle suite je vais lui donner mais il y en aura une sûrement...
Je suis heureuse d'avoir cette trace mais un peu frustrée de ne pas en avoir dit assez...J'ai ce sentiment de ne pas avoir épuisé cette quantité de sujets que le Japon peut inspirer !
Cette expérience a été riche de surprises, de rencontres mais aussi d'incompréhensions.
Des barrières infranchissables, des questions sans réponses...Des joies partagées, des moments de solitude , des petits bonheurs et des angoisses ...mais toujours de la curiosité pour tout ce qui fait que le Japon est une terre unique nullement comparable à une autre...
Trois ans de Japon, trois ans d'obstacles et de découvertes au quotidien...La routine est impossible , c'est aussi fascinant que fatigant !
Je préfère me dire qu'il est temps de rentrer ...que l'heure est venue de tourner la page ou plutôt non, l'heure est venue de continuer notre chemin avec tous nos souvenirs japonais qui nous suivront très longtemps tous les quatre, on n'en doute pas...
mercredi 15 juillet 2009
Les petits chiens...
L'attraction principale de notre rue pour les enfants c'est de s'installer devant la vitrine d'un salon de toilettage pour chiens ! Lorina fond devant toutes ces boules de poils qui se font bichonner par toutes les employées et câlinées par leur "maman", heureuse de récupérer un bébé tout propre et bien coiffé...
Quelques mètres plus loin, on trouve un magasin spécial chiens...
...avec promo sur les couches ...
Les japonais pensent vraiment à tout concernant le bien-être des chiens. Ici et là, c'est classique de tomber sur un "Pet House"...Un hôtel pour animaux domestiques, avec tout le confort possible et imaginable. Papa et maman peuvent partir en vacances tranquilles, en se connectant sur le net, ils ont la possibilité grâce à la web-cam de voir et de dialoguer avec leur animal chéri et peut-être même de verser la petite larme si la séparation est trop difficile...
lundi 13 juillet 2009
Qui a dit ?
"Les enfants de la ville ne se salissent pas ! "
Aujourd'hui, c'est jour de fête (ou de renoncement, je ne sais plus), j'ai donné le feu vert pour enlever les chaussures et glisser sur le toboggan que je déteste (tout en béton !!!). Voilà un truc qui ne me manquera pas: le sable volcanique des parcs tokyoïtes.
Heureusement, tout est prévu...
Ils regretteront sûrement tous ces parcs de Tokyo qui leur ont ouvert les bras quotidiennement dans leur petite enfance. Après trois ans d'acrobaties sur les centaines de balançoires qu'offre Tokyo, ils ne sont toujours pas lassés...moi un peu !
dimanche 12 juillet 2009
Dernier we sur Tokyo
Un dernier samedi pour prendre un bain de chaleur humide,
Un bain de foule
Dans le métro bondé.
Les magasins crient leurs soldes.
Un bon bain de Tokyo avec l'espoir de s'en lasser
Et la déception de ne pas y arriver...
C'était notre dernier samedi au pays du soleil levant.. (et des néons qui ne s'éteignent jamais )
vendredi 10 juillet 2009
Roppongi Hills
A deux minutes de chez nous, il y a des tours immenses...
Une araignée géante !
...mais aussi de la verdure en guise de cachettes...
...et des plans d'eau pour l'effet fraîcheur...
...où on aime y croiser nos amis les canards jamais très loin...
On a beau être au coeur d'une ville de 12 millions d' habitants, aux pieds des hauts buildings, il y a toujours la possibilité de s'évader un instant au vert. C'est toute la magie de Tokyo...
mercredi 8 juillet 2009
Faites un voeu !
Le 7 Juillet au Japon, on fête TANABATA. C'est la fête des étoiles.
On écrit un voeu sur un papier (un tanzaku) que l'on accroche sur des feuilles de bambou. A minuit, la branche décorée est jetée à l'eau ou brûlée pour que les voeux de tous se réalisent...
Les quelques jours qui précèdent le 7 Juillet, le Japon est décoré par tous ces voeux qui flottent un peu partout, à chaque coin de rue...Et, bien sûr, on a joué le jeu !
Encore une belle journée...
Quand il fait beau alors que les japonais sont à l'école ou au boulot...
...on s'installe où on veut !
...et on profite de l'espace et des jeux d'eau sans file d'attente...Heureusement qu'il reste des français au Japon !
mardi 7 juillet 2009
écriture française du coin...
Hier, j'écrivais que notre quartier avait un air parisien. En tout cas, l 'influence du français se retrouve dans plusieurs noms de boutiques.Ce qui donne prétexte à sourire, souvent...
lundi 6 juillet 2009
Un air parisien...
L'autre jour, j'ai surpris Lorina en train d'expliquer : "On a déménagé pour se rapprocher de Paris "... sûre de ses paroles ! Comme ce n'est pas une période pour la contrarier , j'ai fini par approuver ce qu'elle disait et ensemble, on a cherché des preuves, appareil photos en main !
J'ai voulu lui faire plaisir et après un tour de quartier , j'ai parfaitement compris son raisonnement ! Il plane un air de Paris par ici...
Puis chose rare à Tokyo, il y a même des tags au petit parc du coin !
samedi 4 juillet 2009
Chiba
Un message pour me faire mentir...moi qui me plaignais de la grisaille de Juillet dans le béton Tokyoïte.
Une journée sans pluie, c'est possible. Une escapade vers la mer aussi. Hier, on a saisi l'occasion de changer de cadre...Pas de doutes, les vacances sont là et ça sent bon l'air marin...
jeudi 2 juillet 2009
Il pleut, il fait gris...
Un mois de Juillet normal à Tokyo...
C'est le temps idéal pour réviser les dernières chorégraphies télévisuelles.
Allez tous en choeur : AN-PAN-MAN !!!
clin d'oeil
Les gens, l'heure est grave.
Depuis que j'ai publié mon article sur les desperates Housewives, les statistiques explosent sur mon blog et je reçois des tas de messages et de réactions...
Au secours, elles se reconnaissent toutes quelque part et vont me massacrer avant de quitter le Japon !!!
...mais non, mais non, les avions de françaises ont déjà décollé et puis la bonne nouvelle est que la femme expatriée a de l'humour ! ( Bon, promis , j'arrête ! )
Hommes à louer...
A Tokyo, il existe des bars où les femmes peuvent payer pour être en compagnie masculine et recevoir ainsi compliments et attentions pour une heure ou deux. Ce sont les Host Bar.
Si vous vous demandez ce que je faisais dans ce quartier et bien, sachez que l'heure presse et qu'il y a des lieux incontournables à photographier dans Tokyo. Je tiens à préciser aussi que cette rue ne présente pas plus de dangers ou d'insécurité qu'une autre.Je n'ai eu aucun doute sur la facilité à s'y balader à vélo à la nuit tombée.
Le seul obstacle pour moi a été d'oser sortir mon appareil photos...
Par chance, j'ai trouvé une excuse pour prendre le cliché des jeunes hommes qui attendaient les clientes: la présence de chiens !
mercredi 1 juillet 2009
Tokyo vue d'en haut !
On fait du tourisme dans notre nouveau quartier...
Le temps est couvert, ce n'était sûrement pas le meilleur jour pour monter en haut de la Tokyo Tower mais la vue était quand-même imprenable puis surtout, il n'y avait personne !!!
Je me demande à quoi il pouvait bien penser ...
Qui osera marcher sur cette plaque de verre ?
J'ose à peine avancer le pied...
Il se lance le premier...même pas peur !
Puis, très vite, ça devient un jeu rigolo...sans moi !
En partant, je leur ai promis que la Tour Eiffel serait encore plus belle...
mardi 30 juin 2009
Le toboggan de la girafe...
Lorina avait 4 ans et Mathis 2 ans quand on a découvert par hasard, le premier toboggan de notre quartier dans l'enceinte d'un sanctuaire...Il y a bien longtemps qu'ils le trouvent trop "bébé" mais c'est l'endroit où ils ont voulu retourner avant de quitter notre quartier.
Aujourd'hui, les déménageurs ont débarqué, notre appartement s'est vidé sous leur regard. Ils ont vu leur chambre vide, ont joué au ballon dans le salon vide. On a quitté les lieux à 18 heures et hop voilà, une page tournée !
Nous voici dans notre nouveau quartier, les vraies vacances peuvent commencer !
lundi 29 juin 2009
Aujourd'hui, on écoute la chanson de Totoro en boucle...c'est grave docteur ?
dimanche 28 juin 2009
Fait divers...
Hier, à Tokyo, il s'est passé quelque chose d'exceptionnel...
Un tapis roulant était en panne !!! Ce qui a valu la mobilisation directe de plusieurs personnes...
samedi 27 juin 2009
Desperates Housewives
Trois ans de Japon. Une découverte d'un monde à part chez les expats. Quelques bribes qui me viennent, il y en aura d'autres...A prendre au second degré , en espérant ne vexer personne, ce n'est pas le but...Maintenant que je quitte Tokyo, j'ai largement diffusé le lien de ce blog chez les expats ( ouille !)
Respect pour les Bree, Lynette, Edie, Suzan, Gaby...Je vous ai toutes rencontrées en mieux ou en pire mais vous m'avez toutes apporté quelque chose, je n'en doute pas...
Pour commencer, quelques portraits de femmes d'expat, il s'agit de caricatures, toute ressemblance avec des personnes réelles serait pure coincidence, bien sûr...évidemment...nul doute...
Elle a débarqué dans le tourbillon de la vie Tokyoïte sans aucun repère et des enfants sur les bras à ne pas savoir quoi en faire. Forcément c'est sa première expatriation et elle ne réalisait pas encore la cadre de vie que la promotion de son mari allait lui offrir. Pourquoi rester modeste et simple quand on a les moyens. Franchement donner le bain au petit dernier c'est usant après une journée shopping. Accompagner les grands dans un parc c'est barbant. Les trajets d'école, c'est l'enfer ! Faire les courses, quelle horreur !!! C'est tellement plus facile de tout déléguer et en plus, entre nous, on fait une bonne action, grâce à la femme expatriée, des familles entières sont nourries dans les pays étrangers...Au bout d'un an, elle a complètement oublié sur quelle planète elle vivait avant d'être expatriée...
Elle passe d'expatriation en expatriation, ce qui lui donne un air supérieur, forcément, elle a tout vécu...donc normal qu'elle ne s'abaisse pas à dire bonjour à celles qui n'ont pas les mêmes valeurs...Puis surtout, ne pas commettre l'erreur de penser que le simple fait de vous avoir un jour parlé (par accident sûrement) fera de vous l'heureuse réceptrice de son sourire le lendemain. Au Japon, elle a débarqué en terre conquise.Sûre que c'est aux japonais de se plier à ce qu'elle a décidé ELLE. Tout est critiquable dans ce pays d'accueil. Elle va remettre de l'ordre dans tout ça, à commencer par faire savoir haut et fort qui est son mari !
Elle court partout et on se demande après quoi. Impossible de vivre sans son agenda ou son portable collé à l'oreille.Elle a des tas et des tas de rendez-vous et de choses stressantes à faire. S'arrêter une demi-journée lui donne mal à la tête. Elle s'investit partout, prend des initiatives pour tout,court après les trains et le temps, a une organisation béton d'une superwoman qui n'a pas encore intégré qu'en expatriation, elle ne bossait plus ! Elle refuse d'être seulement "la maman de..."ou "la femme de..." non seulement , elle y parvient mais en plus c'est son mari qui est nommé par son prénom à elle, avec un "Monsieur" devant, quand-même...
Quelques perles ici et là :
"Ce qui est pénible à Tokyo, c'est le vent surtout quand tu es dans une décapotable , ça décoiffe !"
"Aujourd'hui, c'est jour de repassage pour ma helper, faut que je pense à lui mettre la clim "
"Deux années suivies dans le même lieu de vacances ? Pourquoi vous n'achetez pas quelque chose dans le coin ?"
"J'ai trouvé la solution pour que mon fils (18 mois) n'ait pas les mêmes chemises que tous les autres, il n'y a rien de mieux que la haute couture !"
"Je suis dégoûtée, mon fils de deux ans est monolingue"
"Ah bon, vous payez des factures ? Mais comment ça se fait ?"
"A Tokyo, les conditions d'expat sont minables, où veux-tu que je case mes meubles dans 200 m2 ?"
"Quelqu'un sait mettre une cafetière en marche ?"
"Bonjour, il fait quoi votre mari ? C'est quoi votre prénom ?"
En expatriation, ce qui est sympa ce sont les soirées. C'est quand-même chouette de pouvoir se retrouver à soixante dans un appart entre gens civilisés où personne ne renversera son verre. Et si par accident quelques gouttes de rouge font une tache quelque part, après un mouvement de panique interne, une personne cachée dans la cuisine depuis plusieurs heures fera son apparition avec la solution miracle : une éponge imbibée de ce qu'il faut et beaucoup d'huile de coude.
Personne n'aura l'audace de chanter, même bourré, un éclat de rire plus fort, est vite repéré. Un peu de tenue quand-même, on n'est pas chez les sauvages.
Il est de coutume d'inviter des locaux. On repèrera donc dans la masse française deux ou trois japonais, japonaises, histoire de montrer qu'on est bien intégré. Sauf que ces intrus auront bien du mal à trouver leur place au milieu de tous ces français trop occupés pour s'intéresser à leur présence.
Au bout d'une heure (ou deux ou trois), on peut avoir l'impression d'attendre encore le début de la soirée. C'est normal, il faut du temps pour intégrer qu'on est bien au coeur de l'action sans s'en rendre compte ! Parce qu'en réalité, il ne se passe pas grand chose. Après une première expérience, on se dit que ce n'était pas terrible et on attend la prochaine soirée avec enthousiasme... qui sera parfaitement identique !
Il y a quand-même un moment fort , c'est la distribution du cadeau commun offert aux organisateurs de la soirée ! Emotionnellement, c'est quelque chose ! Ceux qui reçoivent feront mine d'être étonnés, touchés, ravis et tout ça et tout ça alors que bien souvent ils auront choisi eux-mêmes ce qu'ils découvrent...Tout le monde le sait mais chut, c'est le moment de prendre le cliché inoubliable de l'ouverture des paquets !
En menant son enquête avant chaque grand soir, facile de se rendre compte que ça barbe des tas et des tas de gens. Mais ils s'y rendent quand-même, comme ça, ils peuvent dire entre eux que c'était nul ou carrément génial si la fête avait lieu chez la bonne copine ! Puis tout le monde est d'accord sur un point : être invité est toujours bon pour son égo. On ne va jamais se dire que c'est pour faire du nombre. C'est toujours un plaisir d'être sur la liste des invités, même quand on se demande où ils sont allés chercher notre nom et pourquoi nous ici ? Mais bon, l'essentiel est de dire ensuite qu'on y était à la soirée des Machins (puis regarde bien mes cernes sous les yeux, c'était mortel !)
Retour devant l'école, là où on trouve les plus beaux échantillons de femmes expatriées. Les premiers jours, on peut se demander s'il y a une cérémonie spéciale et s'il fallait mieux s'habiller pour l'occasion ? Non, non, les clans Cyrillus se pointeront tous les matins, tout en blondeur...(il parait même qu'on les retrouve devant toutes les écoles françaises du monde, si ce n'est pas merveilleux ça ! )
Tenue vestimentaire correcte exigée et discrétion appréciée.
Dès l'école maternelle, on se prépare à Polytechnique, c'est quand-même très important que son enfant de 3 ans et demi carbure parmi les meilleurs. C'est inadmissible, tous ces étrangers (japonais) qui débarquent dans les classes de nos enfants et font baisser le niveau. Si un jour, il y a un retour en France, ce sera forcément dans le privé.
Heureusement il y a les vacances pour oublier tous les soucis. Aussitôt l'école fermée, le club Med ouvre les bras pour prendre soin des chères têtes blondes. Difficile d'imaginer des vacances avec les mouflets collés aux basques, c'est pas une vie ça !
Tokyo se vide de ses familles françaises chaque vendredi soir de vacances scolaires.Honte à celles qui restent.Parce qu'ici, on ne pose pas la question :"Tu pars en vacances ?" mais directement :"Tu pars où pour les vacances ?"
Tokyo c'est la dure vie quotidienne.Ce n'est pas un lieu de vacances.Normal de s'enfuir vers d'autres terres dès le premier jour de vacances. A la rentrée, le cahier de vie de l'enfant sera plus joli. Puis c'est une grande ouverture d'esprit pour eux, quand on leur demande où ils sont partis pendant quinze jours , ils répondent :"Club med !", peu importe le pays...Si on leur demande comment était l'Australie, ils s'exclament : "Il y avait des manèges dans l'hôtel !"
Il y a aussi des familles qui prennent le train pour ne s'offrir qu'une semaine de vacances quelque part au Japon. Là, ce sont les enfants qui râlent : "On n'a pas pris l'avion...c'est pas de vraies vacances !" mais il faut bien leur apprendre les vraies valeurs. La vie n'est pas toujours facile mon gars...
J-2
Notre appartement se vide, on remplit les sacs, nos valises, nos malles, les déménageurs s'occuperont du reste. En attendant, Lorina et Mathis donnent leur avis sur tout et ne veulent se séparer de rien. Des jouets abandonnés depuis des mois ont un charme nouveau quand il s'agit de s'en débarrasser. On a droit régulièrement à des crises de larmes à cause de ce qu'ils découvrent au fond d'un sac poubelle...On parle, on console ou on s'énerve :"C'est bon, tu ne vas pas garder ce vieux machin déchiré qui traînait au fond d'un tiroir depuis deux ans et demi..."
Lorina dit "au revoir " à tout...dessine beaucoup. Elle écrit des mots d'amour à ses copines sur des petits carnets qu'elle veut garder pour elle. J'ai appris ainsi que son année de CP a été super chouette...
Mathis est sûr que tout le monde viendra le voir à Paris. Ses copains, ses copines, ses enseignants...Il s'invente son futur monde avec ses attaches de Tokyo. Ici, c'est sa vie. Il a créé des liens très forts avec certains enfants depuis trois ans. Il a même rencontré sa première amoureuse: Juliette...Il fallait les voir danser tous les deux au bal de la kermesse, on aurait dit un vieux couple qui se connaissait par coeur !
Les premières larmes ont été versées vendredi pour toutes ces séparations. Une partie de leur enfance s'envole. On quitte des personnes qu'on aime , en sachant que ce sera très difficile de les revoir un jour. Je n'arrive toujours pas à leur expliquer. Pour l'instant je sèche leurs larmes et je les laisse dans leurs illusions. Je me surprends même à rentrer dans leur jeu :"Bien sûr qu'on reverra tout le monde..." Pourtant, je n'aime pas leur mentir.
En expatriation, tout le monde est dans la même situation : loin de la famille et des amis , on se raccroche aux voisins qui deviennent des copains puis des amis. Les enfants grandissent ensemble, au fil des jours, ils tissent des liens très forts...trois ans dans leur petite vie, ça compte...
Vendredi était le jour pour leur dire que tout ça était fini...il fallait dire au revoir à ce petit monde, à leur monde.
Lorina a pleuré à la sortie de l'école :"Maman, c'est pas juste ! c'est pas juste ! Je veux pas que ce soit les vacances !"
J'ai eu un mal fou à entrer dans la classe de Mathis. Il était amorphe. A moitié malade, à moitié assommé par l'événement de la journée.
Un court instant, j'ai même pensé qu'on était vraiment des parents indignes de leur faire vivre ça.
Avec le temps, de beaux souvenirs resteront, ces souvenirs qui auront marqués leur petite enfance les aideront à grandir, je suis sûre.
Je n'ai aucun doute sur notre retour en France. Bien sûr que nous sommes heureux de rentrer, de retrouver tous ceux restés là-bas, de continuer notre chemin ...
C'est juste normal de pleurer quand on vit un tournant et qu'on laisse de belles choses.
Je finis par un mot d'encouragement écrit par une amie qui a vécu la même chose l'an dernier :
Mais NON y a pas de blues! C'est ce que j'essayais de me dire plusieurs fois par jour avant de partir il y a pile un an, et plusieurs fois par jour j'avais des larmes plein les yeux.
Prenez une bonne bouffée de Japon avant le départ, encore une et hop! On n'en parle plus. Système D oblige mais ... ok, rien ne s'efface, vous aurez le Japon là, au coeur et dans l'esprit pour longtemps.
Ne vous empêchez pas d'être tristes, vivez votre blues à fond et après vos 14 heures de vol ça ira mieux car il faudra bien passer à autre chose.
Je suis de tout mon coeur avec vous!
vendredi 26 juin 2009
Journée des pleurs
Bientôt trois ans que j'écris sur ce blog tout le côté positif de notre vie.Aujourd'hui, j'ai décidé de montrer une autre facette. Je suis triste. J'ai passé la journée à pleurer. C'était le dernier jour d'école...
Je reviendrai sur le sujet, là je ne peux pas écrire.













































































